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Chema Madoz



Avec la fragilité d’un nuage, d’un fil ou d’un papillon, les oeuvres du photographe espagnol Chema Madoz nous plongent dans un rêve éveillé, un instant figé grâce à la photographie. A la manière des haïkus japonais, leur simplicité n’est qu’apparente et invite à une méditation sur l’existence et l’impermanence.


Rédigé par Galerie Esther Woerdehoff le 03/05/2019
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(c) Chema Madoz
(c) Chema Madoz
Né à Madrid en 1958, Chema Madoz découvre la prise de vue et le tirage photographique en autodidacte au début des années 1980, dans l’effervescence créatrice de la Movida. Il commence à exposer ses oeuvres en 1983 tout en travaillant comme employé de banque. C’est au début des années 1990 qu’il choisit d’arrêter de photographier les personnes et les paysages pour se consacrer uniquement aux objets. Le photographe les glane dans les brocantes, les boutiques ou même les poubelles, aux hasards des rues.

Il dit « Avec la photographie, j’ai découvert la possibilité de mettre en évidence toutes les images qui me passent par la tête. Par sa brièveté et son intensité, la photographie est proche de la poésie. ». Avec la fragilité d’un nuage, d’un fil ou d’un papillon, les oeuvres de Chema Madoz nous plongent parfois dans un rêve éveillé, un instant figé grâce à la photographie. A la manière des haïkus japonais, leur simplicité n’est qu’apparente et invite à une méditation sur l’existence et l’impermanence.

Le processus de création commence par une idée, un croquis puis se concrétise en objet, presque une sculpture, avant la prise de vue et le tirage. Chema Madoz combine, assemble ou oppose les objets et c’est la photographie qui les révèle, en leur ôtant leur banalité en même temps que leur couleur. Chema Madoz travaille de manière traditionnelle, en moyen format avec un Hasselblad et en lumière naturelle. Son studio est un espace de création qui lui permet de travailler sur plusieurs oeuvres en même temps et de réunir les objets pour inventer d’autres rencontres.

La Galerie Esther Woerdehoff représente Chema Madoz en France depuis près de 15 ans. En 2018, elle a conçu une grande exposition rétrospective de son oeuvre au Château d’Hauterives – Palais idéal du Facteur Cheval.

Dans la suite de cette rétrospective, nous présentons un nouveau regard sur l’oeuvre de ce grand photographe accompagné d’une sélection de photographies inédites.

26 avril au 29 mai 2019
Ouvert du mercredi au samedi, de 12h à 19h
Entrée libre

Galerie Esther Woerdehoff
36 rue Falguière
75015 Paris

 










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